Solidarité Kathmandu
Le Népal ou République démocratique fédérale du Népal, est un pays de l'Himalaya enclavé, entre la République populaire de Chine (région autonome du Tibet) au Nord et par l'Inde au Sud, à l'Ouest et à l'Est.
En 1996, débute la "guerre du peuple" d'inspiration maoïste, une insurrection dont le but affiché est l'abolition de la monarchie qualifiée de corrompue et l'instauration d'un régime communiste qui s'exprimera à travers une "démocratie populaire".
Le 1 er juin 2001, le prince héritier Dipendra, abat 10 membres de la famille royale au cours d'un dîner. Parmi les victimes se trouvent notamment le roi Birendra. Son frère Gyanendra lui succède et tente un coup de force en 2005. Mais une grève générale en 2006 restaure le Parlement et aboutit à un accord de paix entre les maoïstes et le gouvernement. Une assemblée constituante est élue, proclamant l'abolition de la monarchie et son remplacement par une République démocratique fédérale le 28 mai 2008.
Aujourd'hui, le pays, plus stable politiquement, a entamé une reconstruction après ces années de guerilla maoïste.
Les enfants des rues de Katmandou
Le Népal comme la France a ratifié la Convention Internationale des Droits de l'Enfant en 1990. Mais de trop nombreuses violations de ces droits sont encore commises chaque jour dans le pays du Bouddha : mariages d'enfants, enfants en prison, abus sexuels, maltraitances physiques et morales. De plus, la crise économique et politique dans laquelle le Népal est embourbé, accentue l'irrespect de ces droits.
La misère économique entraîne des conséquences souvent irréversibles, face à des fléaux tels que les maladies graves, les accidents ou les catastrophes naturelles. Trop peu de structures peuvent répondre à de telles urgences. La pauvreté extrême pousse certains a des actes inacceptables : infanticides, trafics d'enfants, abandons, exploitations par le travail.
Nombreux sont les enfants victimes du conflit opposant maoïstes et gouvernement, depuis 1996 : enfants soldats, migration, destruction d'école, décès, orphelins. Beaucoup de ces enfants, fuyant ces violences, se retrouvent dans les rues de Kathmandu (500 chaque année selon le CWIN). Devenus ainsi encore plus vulnérables, ils sont confrontés à de nouveaux dangers : drogue, prostitution, insécurité, maladies, viols, criminalité.
Pour venir en aide à ces enfants, Balodaya Samiti Nepal a créé une maison d'accueil familiale pour enfants des rues de Kathmandu.
La maison d'enfants
La maison se situe à Kusunti, un quartier calme de la ville de Patan (à cinq kilomètres au sud de Kathmandu). Afin de préserver un accueil de type familial ancré dans la culture du pays, le foyer est géré par un couple népalais, déjà parents de deux enfants et le nombre d'enfants accueillis a été fixé à huit, âgés de cinq à dix-huit ans. Une travailleuse sociale complète l'équipe d'accueillant et apporte une aide précieuse à la prise en charge des enfants.
La maison comporte trois chambres (une pour les garçons, une pour les filles et une pour le couple d'accueillant), une cuisine assez grande pour y manger tous ensemble, une salle de bain, un balcon et une pièce annexe avec terrasse (salle polyvalente). La maison est entourée de rizières et d'espace, où les enfants improvisent des matchs de foot, de cricket et autres jeux.
La totalité des fonds de fonctionnement de la maison Balodaya est récoltée et acheminée par Philanthrops.